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L'écotourisme s'est développé dans la foulée du mouvement environnemental qui est apparu au début des années 1970. L'intérêt croissant du public pour l'environnement et les voyages orientés vers le plein air, couplé avec la croissante insatisfaction envers le tourisme de masse, a montré à l'industrie du tourisme qu'il y avait une place pour l'écotourisme. De même, la compréhension et l'acceptation des principes de conservation de la nature et de durabilité par une portion grandissante de la population a également participé à l'évolution du terme « écotourisme ».

Il n'y a pas de consensus sur l'origine du terme écotourisme. Selon certains auteurs, il serait apparu pour la première fois en langue anglaise dans un article de ROMERIL (1985).

Cependant, l'écologiste mexicain CEBALLOS-LASCURAIN a utilisé le mot espagnol ecoturismo encore plus tôt, alors que le Service National des Forêts du Canada faisait, dès 1973, la promotion d'écotours le long de la Transcanadienne. Récemment, ce terme est utilisé dans un article de HERTZER (1965) pour expliquer la relation complexe entre les touristes et l'environnement et les cultures avec lesquelles ils interagissent.

C'est BUDOWSKI (1976) qui est généralement cité comme le pionnier concernant le concept même d'écotourisme. Dans son article Tourism and Environmental Conservation : Conflit, Coexistence or Symbiosis ? BUDOWSKI reconnait que la relation entre le tourisme et l'environnement naturel tend à être conflictuelle, mais que le potentiel existe pour une relation basée sur les bénéfices mutuels. Sa description de la relation symbiotique qui pourrait s'en suivre ressemble à l'idée contemporaine qu'on se fait de l'écotourisme, sans toutefois utiliser le terme. La dissémination du terme et du concept est souvent associée à BOO.

Alors que cette association tourisme - environnement naturel n'est pas sans poser de problèmes. De nombreuses études ont montré que le développement du tourisme peut apporter des nuisances, être source de destructions, dégrader les écosystèmes. Pourtant, on sait moins qu'il peut être également un moyen d'entretenir des espaces naturels et de sauvegarder des espèces animales et végétales en voie de disparition.

Il peut y avoir, en effet, une «conscientisation des populations locales pour mieux gérer leur patrimoine environnemental, dans la mesure où celui-ci peut devenir source de profits. C'est ainsi que dans les Alpes du sud, dans le cadre du tourisme vert, se met en place le sylvotourisme. Ce dernier illustre une nouvelle manière de considérer le tourisme, en ayant pris conscience des effets « positifs » et « négatifs » qu'il peut générer pour les sites naturels et les populations concernées.

Complémentairement aux initiatives publiques (création de parcs naturels régionaux et nationaux), des initiatives privées se multiplient afin de promouvoir cette forme de tourisme qui s'inscrit nécessairement dans le cadre plus vaste du développement d'un tourisme rural « soutenable ».

Par ailleurs, il apparait que cette prise de conscience des populations « indigènes » est liée à une conscientisation plus générale centrée sur la relation homme - nature, qui n'est pas le seul fait des populations occidentales, mais aussi des populations du « tiers monde ». Elle peut s'exprimer soit par l'acceptation, soit par le rejet du développement de l'écotourisme selon les types d'acteurs et leur implication dans la relation tripartite : tourisme, environnement, développement.

En somme, l'écotourisme est un concept ambigu qui, selon le point de vue adopté, se définit comme une activité, une philosophie ou une stratégie de développement.

http://louer.maroc.free.fr 9 janvier 2008 à 13:07 (UTC)